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Des p'tits dessins, mais pas que… Bienvenue sur mon blog.

9 janvier 2014

7 bonnes raisons d'éviter le premier jour des soldes


Création © Natacha Latappy - Image non libre de droits, soumise à droits d'auteur.

Et dire qu'il y en a qui vont prendre aujourd'hui un congé sans soldes… pour faire les soldes ! Aaarf…

Mes 7 raisons de ne pas faire les soldes dès le 1er jour :


1. -50, -60 et même jusqu'à -70% de réductions annoncées dès le premier jour ! Évidemment, c'est tentant. Pourtant, chaque année, dans un bon nombre de magasins, c'est la déception… Ne nous leurrons pas, la majeure partie de ces articles soldés en premier sont souvent issus des collections précédentes. Alors out la petite robe, le joli sac, les dernières chaussures tendances. À moins de chercher une pièce rare d'une très ancienne collection… Vous allez encore râler car le joli petit pull dernier criiii repéré ne bénéficiera que de 20% de réduc… Vous vous faites une raison, vous reviendrez à la prochaine démarque, en espérant qu'il sera encore là. Vous le saviez pourtant que vous ne trouveriez pas l'article de vos désirs à prix largement réduit.  Ou alors, vous repartez illico, vous avez fait un rapide tour du magasin, rien d'intéressant soldé à plus de 50%, la deuxième démarque arrivera assez tôt. Ou alors, vous êtes comme moi, vous faites partie de ces extrêmes, où même les derniers jours de soldes, vous savez que vous trouverez votre taille, parce que vous ne décollez pas de votre 34/36 depuis 25 ans. Vous ne l'aimez pas votre 34/36 mais dans ces cas-là, c'est le seul moment où vous l'appréciez… :)

2. La foule en délire. Vous voilà dans LE magasin. Genre, le plus concret et par expérience, étant Aah-chez-M… Et Bim ! La foule vous saute à la gorge avant même que vous n'ayez eu le temps de dégrafer ce manteau d'hiver qui va vite vous étouffer de chaleur. La foule à la gorge. La foule si dense que ça en ressemble à un quai de RATP un jour de grève. Et surtout, une foule… en délire ! Oui, vous savez tous et toutes ces hystériiiiques dont vous essayez d'éviter les coups de coudes, les coups de gros sacs à main, leurs bras déjà chargés de leur butin (dont ils ou elles abandonneront d'ailleurs une bonne partie à la caisse ou au fil des rayons parcourus), les articles qui tombent de leurs bras, là, juste sur vos pieds… Mais vous n'êtes pas un(e) sauvage, vous aidez à ramasser, hein ? Et les coups de cintres que vous prenez sans le vouloir, ceux de ces précieux articles qu'ils ou elles entassent dans leurs bras en attendant les essayages… Et puis les coups tout court même parfois… Parce que l'hystériiiique acheteuse de soldes peut en arriver là ! Aïe !

3. Chercher en s'énervant l'objet de votre désir dans tout le magasin. Parce que le dit magasin a décidé de tout changer la veille de votre arrivée. Ben oui, sinon, ce ne serait pas drôle les soldes ! Et vous voilà à éplucher les 10 000 articles… Il y en a partout. Mais votre trésor convoité, lui, a disparu :(( Subitement, vous avez l'impression que tout se ressemble, surtout le jean que vous aviez repéré. Mais où est-il passé ??? Ah ben tiens… au bout d'une heure, le voilà ! Au milieu des… manteaux. Alors que tout est rangé par types de vêtements ? Mais pas cette série de jean. Non, celle-là, le magasin a décidé (allez savoir pourquoi sinon pour vous agacer) que vous alliez la chercher ! C'est comme le joli sac caramel… Il est où ? Et bien bon courage, on ne vous l'a pas dit, mais il est rangé avec les grenouillères 3-6 mois. Logique, logique !
Merci. Merci. MER-CI ! Je vous en prie, c'est cadeau de la maison… ;)

4. Vous essayez vainement d'atteindre un portant, mais non… Vous allez vous énerver, parce que les 10 nanas là devant vous, ont décidé que vous n'y aurez pas accès… Mais genre pas du tout ! D'ailleurs, elle n'ont jamais fait de rugby mais savent se mettre parfaitement en mêlée ! Extraordinaire cet instinct de femelle pendant les soldes. Pourtant, c'est une espèce courante. Elles sont souvent en groupe (dés)organisé, poussent des cris que jusque là vous ignoriez l'existence… Même si vous êtes une incollable sur les cris humains et animaux. Là, vous arrivez quand même à sursauter ! Et quand (miracle !), vous atteignez enfin le dit portant, la brigade spéciale Anti Vous, elle, vous a fait grâce de vous laisser le loisir d'admirer le tas de vêtements qu'elles n'ont pas pris la peine de remettre sur cintre. Un gourbi incroyable ! "Pô grave ! Y'a des vendeuses esclaves pour ça !! Ha ! Ha ! Ha !" Ben oui, l'archétype de la modeuse hystériiiique a aussi son langage et ses phrases bien reconnaissables. Les "Rooooh ! Mais M**** y'a pas ma taille-eeeeu !" ou les "Ah mais M****, y'a plus la couleur que j'veux !!!" ou "C'est troooop bôôôô !!!! C'est un 36, tu crois que ça ira sur mon 42 ? Hein ? Chais pas… J'hésite, ça fait pas trop petit ? Si hein, un peu ? Chais pas…" Et pendant ce temps-là, vous, vous attendez de pouvoir atteindre enfin ce satané portant… Parce que vous, il y a votre taille, qu'il vous suffit juste de l'attraper et de filer à la caisse. 2 minutes ça prendrait, mais voilà, ça va prendre 3/4 d'heure ! À moins que vous n'osiez dire (au risque de vous en prendre une) : "Non mais lâche-le ce truc ! Tu vois bien que ça va te boudiner comme un saucisson ! Tu vois bien que tu ne pourras y rentrer rien d'autre qu'une seule de tes cuisses dans cette robe !!" Mais bon, vous allez vous abstenir de lui rentrer dedans, vous êtes déjà rouée de bleus que les autres vous distribuent depuis des heures… Aïe ! (Voir point N° 2)

5. La file d'attente aux cabines d'essayage. Vous aviez déjà repéré vos achats depuis quelques jours, mais voilà, vous êtes tombé(e) sur une nouveauté, un truc qui n'était pas là… Alors par prudence, faut essayer. Vous repérez le panneau Cabines d'essayage, là-bas, au loin… Se faufiler, jouer des coudes à nouveau, et… Horreur ! Pas moins de 40 personnes attendent. Et 40 personnes avec les bras chargés d'une quantité indécente de vêtements ! Ben oui, sinon, ce ne serait pas drôle, hein ? Alors, 2 solutions : vous attendez ou vous prenez le risque d'acheter sans essayer. La seconde est la plus raisonnable. Sauf qu'arrivé(e) à la caisse, un gentil panneau vous indique "Articles soldés non remboursés". Ah… Bon ben tu vois petite robe rouge ? Ben tu vas rester à la caisse. Parce que hors de question de se retaper tout le magasin pour te ramener… Là, vos nerfs craquent ! Ou… Vous optez pour l'essayage. Quand enfin au bout d'une heure, vous avez accès à une cabine, c'est disons 9 fois sur 10 que vous allez vous contorsionner au milieu du tas de vêtements laissé à terre, et celui laissé sur les patères… La cabine est souvent minuscule, le rideau ne ferme pas bien (ou pas du tout) Et… Et… Les hystériiiques (vos ennemies, voir N° 4) sont justement dans la cabine d'à coté ! Elles ouvrent et referment leur rideau à tour de bras (pas possible, elles en ont 10 chacune ces mutantes !), ouvrant le votre au passage à chaque mouvement… On adore… Et surtout, on essaie d'oublier que c'est toujours un Mercrediiii le jour des soldes… Mais ça, c'est le point suivant.

6. C'est Soldes ! C'est Mercrediiiii ! Ben oui, chaque saison, c'est une tradition, les soldes tombent un mercredi. Et donc, qui dit Mercredi, dit Jour des Enfants ! Pauvres pauvres petits choux !! Vous qui avez une taille adulte, vous en bavez déjà au coude à coude, mais lui, ce petit bout de chou… Il se fait piétiner, prend aussi des coups de sacs à main (pile à la hauteur !) et doit suivre Maman ou Papa dans tout ce bazar sans nom. Quand il ne se perd pas ce petit… Mais qui sont ces mères qui perdent leurs mômes au prix de leur passion folle des soldes ! (Remarque, peut-être font-elles exprès… Oups !). Et puis, il y a celles qui laissent quartier libre à leur progéniture, pour avoir la paix. Vous savez, ces petits qui savent si bien vous rentrer dedans en courant entre les rayons, qui se cachent dans les portants, qui s'agrippent au vêtement que vous vous apprêtez à empoigner… Parce que le petit là, il est teigneux, il a décidé qu'il ne le lâchera pas. Il vous défie, il vous targue de son plus beau regard narquois, parce qu'on ne lui a pas appris à respecter les adultes. Là, on perd facilement son calme, mais pas contre l'enfant, non. Non, on cherche comme une furie à qui ce petit impétueux appartient ! Une envie de lui apprendre subitement qu'elle n'est plus une mère à cet instant même, mais surtout une fabrique de petit monstre. Mais cela peut prendre du temps de trouver la génitrice, et pendant ce temps, vous vous battez avec ce petit bout pour qu'il cède l'autre manche du pull que vous avez dans les mains. Votre autorité n'y fait rien. Il est coriace, très coriace. Et ses frères et sœurs rappliquent, ils veulent aussi jouer au jeu… Vous êtes prêt(e) à céder… Quand tout à coup, la génitrice déboule. Sans hurler, sans réprimande, tout juste si elle a vu la scène… Elle tourne le dos pour regarder un portant et se contente de lancer un "Du calme, les enfants… Juju ! Dis à ton frère de ne pas se cacher dans les portants, on va le perdre !" Et les enfants de tirer toujours plus fort… C'est bon, vous cédez. Bah, que voulez-vous, ils y sont pour rien ces mômes, ils ont juste une génitrice débile et irrécupérable. Alors vous glissez à ce petit : "Maman, elle va acheter une robe qui ne va pas lui aller et qui est très très moche ! Elle va ressembler à une sorcière dedans ! Vite ! Vite ! Va lui dire !!" Et c'est magique, petit bout lâche enfin le pull. Parce que sa maman, c'est sacré… Bon c'est vrai, c'est pas très cool comme procédé… Oui mais ça marche ! Ce qui n'est en revanche pas cool du tout, c'est de faire subir un mercredi de soldes à sa progéniture. Fatigués, z'ont soif, z'ont faim, z'ont envie de bouger, z'ont envie de faire pipi… des enfants quoi ! Stop aux soldes le Mercrediii !

7. La caisse. Après 2 heures (ou plus), vous voilà enfin satisfait(e) de vos achats, et naturellement, vous n'avez qu'une envie : payer et sortir respirer un peu d'air frais. Ben oui, de l'air frais… Parce que nous sommes en hiver, et donc habillé(e)s pour la saison ! Et que 2 heures passées dans ce magasin, vous avez sué de toute l'eau qui vous compose ! Magasins surchauffés, spots brûlants et essayages sportifs… Il vous faut sortir. Et vite ! Direction la Caisse. Par ici, par là… Ah, la voilà ! La… La… La Caisse ! La Caisse à horreur ! Vous découvrez alors avec stupéfaction la dernière ligne droite avant la sortie. Sauf que la ligne droite sinueuse vous semble atteindre un bon kilomètre 500 ! La file des cabines d'essayage, à côté, ce n'était que… 500 mètres ? On exagère ? Oui, un petit peu, mais c'est l'impression que ça donne… Devant vous, 50 personnes, ou peut-être 100 ? Non. Oui ? Et flûte ! Bon alors on va patienter si on veut repartir avec ses achats :( Pas tout ce parcours du combattant pour décourager si près du but ! Mais voilà, ça n'en finit pas… Ça n'avance pas. On consulterait presque le GPS avec la circulation en direct pour connaître l'état de la route. Mais GPS ne fait pas ça. Nan. Pas dans les magasins. (Aparté : Salut à toi Ô grand développeur d'applications ! Si tu viens à lire ce texte, il y a peut-être une idée très lucrative pour toi à développer !). Alors, vous n'en finissez pas de regarder autour de vous. D'abord celui qui vous précède. Vous secouez la tête, dépité(e)… Pas moins de 20 articles dans ses bras au moins ! Et puis à droite, la file d'à côté, même bazar. File de gauche. Idem. En haut, les spots au plafonds. Ils chauffent toujours autant, bien sûr. En bas, vos pieds. Mais vous ne les voyez plus, vos bras sont trop chargés. Vous vous retournez de temps en temps pour adresser un regard ou un sourire de compassion envers la personne qui vous suit. Vous regardez les rayons qui sont presque à votre portée. De jolies choses que vous n'aviez pas vues. Mais vous n'avez pas le bras assez long. Non. Même en vous étirant bien, impossible. Et sortir de la file serait pour vous la plus grave erreur. Alors vous regardez. Vous passez plusieurs fois en revue vos futurs achats. Ai-je bien fait ? Et ça, je vais le mettre avec quoi ? Vous vérifiez les étiquettes et vous les lisez même dans toutes les langues ! Normal, ça n'avance pas… Mais c'est dingue ce qu'on apprend vite le russe et le chinois dans ces moments-là ! Vous penchez la tête pour voir où ça en est. C'est un jeune caissier, il paraît 18 ans à peine, certainement recruté pour la période des soldes. Vous vous dites que pour son premier jour, il va se se sentir vacciné à vie contre les soldes. Vous souriez… Ben ça fera peut-être un acheteur de moins la prochaine saison ? Et puis, une heure passe. C'est bientôt votre tour. Plus que 2 personnes avant vous. Et voilà… Le clash ! La personne devant vous tape brutalement son pied au sol, se met à lancer des "Oh non ! Mais oh ! Pffff…" Parce que bien sûr, comme tout le monde, on adore cet instant tragique et inhumain où une étiquette ne passe pas au bon prix, et ne passe pas tout court ! La technologie ne reconnaît pas l'article, l'article ne reconnaît pas son vendeur et ces deux-là se regardent bêtement. Et il crie : "Chef de Cai-ai-sse !!!". Il arrive le Chef, mais sans se presser. Il s'attarde à corriger les erreurs, à rigoler, à raconter son déjeuner à son jeune collègue… Et vous, vous attendez. La colère monte. Vous seriez déjà dehors depuis 10 minutes si… Mais non, ça aurait été trop beau. Et puis, c'est votre tour. Vous posez vos affaires, vous avez déjà dégainé votre carte bancaire pour aller plus vite. Le vendeur enlève chaque antivol un à un (quoi ? 5 rien que dans ce sac ???) et scanne chaque étiquette. "Biiiip !" (Ouf, ça passe !). Il jette un à un vos jolis achats dans un sac du magasin à 10 cents (ça, vous aviez oublié que tous les magasins n'en donnent plus systématiquement)… 10 cents qui vont protéger tous ces articles maintenant roulés en boule ! Comme vos nerfs, qui sont en train de passer eux aussi en boule. Et vous payez, triomphant(e). Ça y est, vous êtes liiii-béré(e). La sortie… La sortie ! Vous vous dirigez vers elle et prenez les derniers coups de coudes de ceux et celles qui entrent. Aïe ! Aïe ! Vous n'irez plus jamais faire les soldes dès le premier jour. 

7 et demi. C'était avant. Enfin, pour certain(e)s puisque la traditionnelle ruée existe toujours. Aujourd'hui, ça se passe toujours comme ça. Heureusement, on a appris par expérience(s) le système, les grosses réductions annoncées dès le premier jour des soldes sont à 99% appliquées pour les articles des années passées. La collection en cours n'atteindra de bonnes réductions qu'à la deuxième, voir à la troisième démarque. Sauf si vous savez qu'un article ne dépassera jamais les 20 à 30% de réduction, inutile donc de se précipiter. Acheter en ligne devient un vrai plaisir qu'on ne peut essayer certes, mais qu'on peut au moins renvoyer gratuitement. Les achats sont peut-être aussi plus réfléchis, en prenant le temps de valider son panier… Il est toujours temps de se rendre compte qu'un article que vous avez sélectionné ressemble vraiment à celui que vous avez déjà en triple exemplaire dans votre placard. Placard qui déborde. Placard acheté en soldes d'ailleurs. Placard plein de bonnes raisons de se passer de soldes. Évidemment, si vous êtes tombé(e) amoureux (se) du vendeur ou de la vendeuse du magasin, ma réflexion ne sert strictement à rien… Vous avez toutes les meilleures raisons du monde de vous y ruer… et d'y retourner ! :) 
NA !
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